Qui sommes-nous ?

L’Association Internationale de la Mutualité (AIM)

L’Association Internationale de la Mutualité (AIM) est une organisation-cadre composée de fédérations de mutuelles de santé et d’organismes d’assurance maladie comptant 59 membres dans 30 pays répartis à travers l’Europe, l’Amérique latine, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Tous les membres de l’AIM sont des organismes sans but lucratif, qui fournissent une couverture sanitaire à près de 240 millions de personnes ainsi que des services ayant trait à l’assurance maladie obligatoire et/ou complémentaire. Certains d’entre eux assurent également des services de santé et de sécurité sociale. Nos membres sont des mutuelles ou des caisses d’assurance maladie. Ils ne s’appuient pas sur des actionnaires : tous les excédents sont utilisés au profit de leurs membres, et ils respectent le principe de solidarité entre membres. Il s’agit :

  • d’entités juridiques privées et indépendantes
  • d’organismes démocratiques :
    chaque membre possède un droit de vote
  • d’organismes publics ou privés
  • d’organismes gérés par des représentants d’utilisateurs et de partenaires sociaux

Challenges

Aujourd’hui, l’AIM réaffirme la validité de ses valeurs face à des défis tels que le vieillissement de la population, la prévalence des maladies chroniques,
l’augmentation des dépenses en matière de santé et les changements dans les modes de vie

&

Des systèmes de santé rentables et abordables

Des mutuelles de santé renforcées, reconnues pour leur valeur dans l’économie sociale

La couverture santé pour tous sans inégalités

Historique

Le mouvement mutualiste a pris de l’ampleur au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, en réponse à un sentiment croissant d’insécurité au sein de la classe ouvrière. L’expansion constante de la population salariée, les bas salaires perçus par les travailleurs, l’impuissance de ces derniers à s’adapter face aux crises et aux fluctuations monétaires et, enfin, la nature aléatoire de l’accès au travail ont fait sombrer la classe ouvrière dans la paupérisation. Dans ce contexte, les ouvriers ne voulaient néanmoins pas avoir à se tourner vers l’assistance publique ou la charité, comme étaient forcées de le faire les populations démunies et privées de travail. C’est pourquoi ils ont décidé d’organiser des fonds de solidarité, en mettant de côté une partie de leurs salaires afin d’aider ceux qui étaient confrontés à certains risques : la maladie (le handicap), les accidents, la vieillesse, la mort, etc. Cette aide mutuelle destinée à surmonter les effets de ces risques ainsi que le financement de cette aide par le biais de la contribution des travailleurs allaient devenir la pierre angulaire des régimes d’assurance sociale et le fondement de la sécurité sociale.

Dès la fin du siècle, les groupements mutualistes étaient d’ores et déjà soumis à des règles élaborées et comptaient un bon nombre de membres répartis dans plusieurs pays. De vastes mouvements mutualistes nationaux étaient en marche et œuvraient déjà main dans la main, tandis que se répandait une impressionnante tendance à l’internationalisation des enjeux sociaux.

Ainsi, en 1900, tous les ingrédients étaient réunis pour accueillir le premier Congrès international de la mutualité. Plusieurs congrès s’en suivirent, dont l’un d’entre eux en 1906 à Milan, au cours duquel fut établie la « Fédération internationale de la mutualité » : l’ancêtre de l’AIM.

Les deux guerres mondiales ont ralenti le mouvement socialiste, qui devait renaître de ses cendres dans le sillage de la Seconde Guerre mondiale. La Conférence internationale de la mutualité et des assurances sociales (CIMAS) s’est affirmée davantage, en réponse à la volonté européenne de renforcer la sécurité sociale. En 1947, la CIMAS devient l’Association internationale de la Sécurité sociale (AISS). Ce changement reflète un éloignement de l’assurance sociale vers un concept plus général de sécurité sociale et signifie, pour certains mutualistes, la disparition inacceptable du terme « mutualité » du nom de l’association. En conséquence, une réunion indépendante des principaux directeurs de fonds mutuels est organisée. Une déclaration est rédigée, soulignant le rôle, les caractéristiques et les principales revendications du mouvement mutualiste, et rappelant que la mutualité avait été « la force motrice derrière les efforts destinés à améliorer la sécurité sociale ». En outre, une nouvelle organisation est créée : le « Centre international d’information sur la mutualité » (CIIM) qui, lors de l’Assemblée générale du 28 janvier 1950, devient l’AIM.